Et c'est d'un chiant, mon Dieu, d'un pénible.

Plus systématiquement, on distingue souvent 4 grandes catégories de symptômes :
1) L’apparence extérieure. Elle est extravagante ou débraillée, provoquante voire indécente. La personne en phase maniaque interpelle le premier venu avec une abrupte familiarité, parfois mêlée d'ironie.
2) L’exaltation de l’humeur. L’humeur du maniaque est exhubérante et il a une extrême confiance dans ses pouvoirs et son charme. Il a des aventures sexuelles sans penser aux conséquences possibles et souvent avec une absence totale d’inhibition et de tact. Il ne permet aucune critique à son endroit, devenant facilement irrité et colérique.
3) Accélération du processus de la pensée. Les pensées du maniaque se bousculent au point que le flot verbal ne peut suivre le rythme. Une image aussitôt évoquée disparaît et est immédiatement remplacée par d'autres. Il passe du coq à l’âne et parle sans arrêt même si son auditoire n’écoute pas. Ses capacités d’attention sont donc réduites mais son imagination est débordante.
4) Hyperactivité motrice. Il ne connaît pas de limites à ses forces, ne prend plus le temps de manger ou de dormir. Il entreprend plusieurs projets en même temps sans prendre le temps d’en apprécier la faisabilité. Il effectue de grands bouleversements dans sa vie (changement d'emploi, voyage, dépenses folles, etc) et peut même devenir méfiant, voire paranoïaque, et considérer que son entourage veut l’empêcher de réaliser ses projets grandioses.

"Il suffit d'avoir observé le comportement de bête sauvage d'un maniaque en crise, pour comprendre aussitôt l'expression "fureur maniaque". Il faut un temps de réflexion pour saisir que c'est davantage la bestialité que l'animalité qui s'y démontre, et que par exemple, un grand pervers sexuel peut se retrouver considéré comme un "animal" au motif qu'il ne met aucun frein à ses pulsions. "


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